Pourquoi Binding Of Isaac c’est bien

Binding Of Isaac, tout le monde connaît.
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(Cliquez sur les liens en surbrillance, y’a plein de références et c’est rigolo des fois)
Rendez-vous compte : Un jeu sorti de l’imagination de deux concepteurs indépendants en 2011 qui a passé dès 2013 la barre des 2 millions d’exemplaires vendus.

Mais pourquoi c’est si bon ?
Si je devais compter les points positifs majeurs, je résumerais ça en 2 points :
• Ambiance
• Diversité

L’ambiance
BoI (oui parce que les initiales c’est trop trop bien) c’est la quintessence du Dark pour les jeunes.
En effet, quoi de plus réussi qu’une ambiance glauque à souhait mais aux détails et au réalisme gommés par des graphismes cartoon ?
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Une façon idéale de rendre accessible aux plus jeunes un univers fascinant de par ses interdits.
Ne nous mentons pas : Le caca, le sang, les insectes, le pourri, le vomi, le pipi, tout y passe !
Comme je l’avais dit il y a peu sur Twitter :
Tweet BoI
Mais ce qui fait l’ambiance de BiO, c’est aussi son histoire :
Un enfant normal, progressivement privé, puni, puis battu et attaqué par sa propre mère, qui tente de fuir à travers la cave de la maison… Une dureté qui n’est pas sans faire écho à de nombreux passages de la Bible.
On avance donc en terrain étrangement connu et nouveau à la fois, comme dans une maison dont les briques seraient faites de peurs refoulées et de croyances, aléatoirement agencées à chaque niveau.
Il y aussi ce que j’appellerai le « réalisme de la misère » :
La vie de Isaac est dure, et il en va de même pour l’expérience du joueur. Tout comme dans la vie, il y a une énorme part de chance, de hasard et l’on évolue au gré des trouvailles et bonus disséminés un peu partout.
Sans compter une bande son impeccable et des références geeks de-ci de-là.
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La diversité
Le deuxième gros point fort, c’est la diversité.
Car si le principe accrocheur réside dans la simplicité du gameplay (tu tires des larmes sur les méchants, tu ouvres des coffres, tu ramasses des clé, des bombes et des objets), le plaisir provient indéniablement de l’infinité des combinaisons possibles que notre inventaire peut revêtir.
A chaque partie, on ne trouve jamais deux fois les mêmes objets, même la structure des niveaux est aléatoire, de même que l’apparition des ennemis et des boss. J’en reviens au « réalisme de la misère » : on peut aussi bien trouver des objets surpuissants et ne rencontrer que des boss bidons que… Le contraire. Parce qu’il faut faire avec ce qu’on a.
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Et comme si ça ne suffisait pas on trouve aussi des magasins pour moduler un peu notre expérience de jeu, des tonnes de salles secrètes et mêmes des persos à débloquer, des challenges, etc…
Y’a même des casinos avec des machines à sous, à sang, un jeu de crânes, tout ça…
Du coup, on ne se lasse pas avant de nombreuses heures, toujours attirés par un petit changement aléatoire à la prochaine partie qui aurait une influence inédite sur notre gameplay.
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Quelques points négatifs tout de même :
Oh bordel que c’est dur quand ça s’y met !
Et que c’est LENT aussi, et gourmand en ressources dans sa version Flash ! Fort heureusement, la version Rebirth pallie ce problème (mais pas vraiment la difficulté, problème tout relatif).
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Conclusion :
Une recette à succès : Ambiance impeccable et une diversité qui a un vrai impact sur le gameplay (parce que faire de la diversité à coup de skins de persos ou de trophées ça reste un peu illusoire quand même).
Au final, on se surprend à prendre plus de plaisir à jouer sur cet espèce de Zelda-Like boosté aux stéroïdes que sur ses jeux de XBox One ou de PS4, ce qui remet une fois encore sur le devant de la scène l’éternelle question :
Le plus important, c’est la technique ou le gameplay ?
A vous !

Thomas Cyrix

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